(Début au "premier message" -voir les "archives du blog")
Notre peur du vide, ou de l'absence qui nous pousse à admirer des gesticulations absurdes, vient de notre méconnaissance de nos propres fondements. Le langage ne naît pas de lui-même, tout dans le monde est soumis à la règle de la causalité. Chaque chose n'est que l'effet d'une cause. Une image du monde suggérée par une couleur unie pour signifier "l'entendement" est souvent vécue comme une chose détestable par le plus grand nombre, car elle nous met devant justement, notre incapacité à trouver nos fondations. Si l'artiste ne nous dis pas comment aborder le monde, on est terrifié, on crie à l'imposture. Ce qu'on ne sait pas, c'est que lorsqu'on regarde une œuvre, on ne voit que notre propre expérience du monde, le tableau nous donne des limites, un "filet" qui nous empêche de tomber dans l'abîme du monde, croit-on. C'est le rôle de la culture, créer des branches pour se tenir, et nous empêcher de tomber... En nous-même. Car comme le dit Schopenhauer, le monde est notre représentation, il cesse d'être si le sujet n'existe plus.
Image ci-dessus : Le monde.
Douzième message
(Début au "premier message" -voir les "archives du blog")
Notre peur du vide, ou de l'absence qui nous pousse à admirer des gesticulations absurdes, vient de notre méconnaissance de nos propres fondements. Le langage ne naît pas de lui-même, tout dans le monde est soumis à la règle de la causalité. Chaque chose n'est que l'effet d'une cause. Une image du monde suggérée par une couleur unie pour signifier "l'entendement" est souvent vécue comme une chose détestable par le plus grand nombre, car elle nous met devant justement, notre incapacité à trouver nos fondations. Si l'artiste ne nous dis pas comment aborder le monde, on est terrifié, on crie à l'imposture. Ce qu'on ne sait pas, c'est que lorsqu'on regarde une œuvre, on ne voit que notre propre expérience du monde, le tableau nous donne des limites, un "filet" qui nous empêche de tomber dans l'abîme du monde, croit-on. C'est le rôle de la culture, créer des branches pour se tenir, et nous empêcher de tomber... En nous-même. Car comme le dit Schopenhauer, le monde est notre représentation, il cesse d'être si le sujet n'existe plus.
Image ci-dessus : Le monde.